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Mise à jour sur les activités de l’École Biblique (avril, 2026)

Les événements dramatiques qui se sont déroulés ces derniers mois au Moyen-Orient ont eu un impact considérable sur Israël et l’Iran a nécessité un renforcement des mesures de sécurité, des fermetures temporaires d’activités commerciales et des refuges fréquents dans des abris anti-bombes et des « pièces sécurisées ».Au milieu de toute cette incertitude, cependant, la communauté de l’École Biblique s’est efforcée de maintenir un rythme de vie aussi « normal » que possible.

Les chercheurs ont poursuivi leurs travaux à la bibliothèque de l’École, les cours se sont poursuivis, et le cycle de conférences « Les jeudis à l’École » a mis en lumière les travaux de plusieurs chercheurs:

– Le 22 janvier, le père Stéphane Milovitch a présenté un exposé intitulé « Vénération et liturgies au Saint-Sépulcre : une basilique bipolaire » ; 

– Le 5 mars, le père Jakub Bluj s’est penché sur le livre de Sirach, lors d’une conférence intitulée « Métamorphoses d’un texte ancien : les différentes formes linguistiques de Sirach 37, 7-15 comme cas d’étude » ;

– Le 26 mars, le père Martin Staszak a abordé le thème « Corruption, pots-de-vin et cadeaux dans la Bible et les cultures voisines ».

En cette période difficile, la communauté dominicaine a accueilli de nombreux visiteurs de marque en février et mars, parmi lesquels l’archevêque de Barcelone, le cardinal Juan José Omella (représentant les évêques d’Espagne), le Maître de l’Ordre dominicain, le père Gérard Francisco Timoner III, et le consul général de France.

Le 17 février, le père Fabrizio Marcello a soutenu avec succès sa thèse de doctorat en Écritures saintes, intitulée « Spatialiser la religion : la rhétorique de l’espace synagogal dans Luc-Actes et chez Philon d’Alexandrie ».

Le 12 mars, la communauté a commémoré l’anniversaire de la mort (en 1938) du père Marie-Joseph Lagrange, fondateur de l’École, et de nombreux dominicains ont pris part à une prière commune pour la paix organisée par le Patriarcat latin.

Le directeur de l’École, le père Olivier Poquillon, a été interviewé par plusieurs médias français, dont KTO (la chaîne catholique française, basée à Paris). Dans ses propos, il a déclaré que la communauté dominicaine n’avait nullement l’intention d’évacuer son couvent, ni d’abandonner « ses frères dans la foi chrétienne, ses frères en tant qu’êtres humains » en ces temps si difficiles. Au contraire, ils continuaient à poursuivre leur mission académique et religieuse du mieux possible, en s’adaptant aux nécessités imposées par la conflit qui les entourait. « Nous continuouns à prier et à étudier, mais avec un emploi du temps quelque peu décousu, puisque nous commençons parfois la liturgie dans la basilique et la terminons dans l’abri. Il y a un sentiment de lassitude — une lassitude morale aussi — qui touche toute la région. Mais nous essayons de rester concentrés sur notre objectif, qui est de rechercher le message du Christ et les signes de sa présence dans nois vies ».

À la mi-mars, le père dominicain Olivier Catel a publié son dernier ouvrage en français, intitulé « Jésus et les rabbins », aux Éditions du Cerf à Paris.

Malgré l’incertitude et les inquiétudes engendrées par le conflit qui sévit dans leur région, l’École Biblique et ses résidents continuent de vaquer tranquillement et fidèlement à leurs occupations, soutenant et servant la communauté locale et internationale par leurs efforts.

Les membres de la communauté de l’École trouvent des moyens créatifs de poursuivre leur travail malgré les difficultés liées à la vie dans une zone de conflit!

Les Amis canadiens de l’École Biblique continuent d’offrir des bourses aux étudiants et universitaires canadiens des cycles supérieurs. De plus, nous avons lancé la bourse postdoctorale Edward Jackman, d’une valeur de 25 000 $, accordée annuellement. Consultez la section Bourses pour plus de détails.

Bourse postdoctorale Edward Jackman des ACÉB 2026–2027

Pour faciliter l’attribution des bourses ACÉB pour l’année 2026-2027, les candidatures sont acceptées en tout temps. Une décision sera prise dans un délai d’environ un mois suivant la réception d’une candidatures.

18 janvier 2026 – La Bourse postdoctorale Edward Jackman des Amis canadiens de l’École Biblique (ACÉB), d’une valeur pouvant atteindre 25 000 $, offre à son ou sa récipiendaire l’occasion de passer une ou, de préférence, deux sessions complètes à l’École durant l’année universitaire régulière. La bourse débutant le 1er octobre 2026.

Cette bourse est ouverte aux titulaires récents d’un doctorat (Ph. D.) en études bibliques ou d’un diplôme équivalent délivré par une institution canadienne. Ce programme de bourses honore la mémoire du Père Edward J.R. Jackman (1940-2021), membre fondateur des Amis canadiens de l’École biblique, dont on se souvient affectueusement pour son engagement envers l’École et sa mission scientifique.

Pour plus de détails, voir la section/page « Bourses ».

Nos boursiers témoignent...

« Ce voyage d’étude et de recherche m’a permis non seulement d’acquérir une conscience géographique plus aiguë, mais aussi de mieux comprendre l’histoire de Jérusalem, grâce à l’encadrement expert offert par l’École en la personne du très sympathique frère Yunus, assisté par les contributions d’un petit nombre de frères dominicains, qui ont tour à tour partagé leur vaste expertise avec nous, à la fois en classe pour les aspects théoriques, et sur place dans les différents musées et sites archéologiques. »
– Stéphane Saulmier (février à mai 2023), Newman Theological College, Edmonton AB

« J’ai fait l’expérience de ce que certains frères ont appelé « la magie de l’École » – la rencontre circonstancielle d’autres chercheurs dans mon domaine et la reconnaissance de l’importance des travaux des frères de l’École, anciens et actuels, pour mes propres recherches. J’ai passé la plupart de mon temps à l’École dans la bibliothèque. »
– Aleksander Krogevoll (mai à juin 2023), Volda University College, Norway

« … l’environnement de travail et la bibliothèque étaient excellents. J’ai beaucoup apprécié l’accès à la bibliothèque vingt-quatre heures sur vingt-quatre, l’espace de travail généreux, l’accès facile aux rayons, le calme et la tranquillité pour penser et réfléchir dans le jardin. … Il y avait de nombreux livres à l’École auxquels je n’aurais pas eu facilement accès autrement… »
– Xenia Chan (été 2023), professeure adjointe à l’Université Augustana, Sioux Falls, South Dakota